Emmène-moi... En Afrique par le rail
Lorsque nous montons à bord du Rovos Rail à Cape Town, quelques passagers se dirigent déjà vers le wagon d’observation, attirés par le balcon ouvert à l’arrière du train. Nous sommes un petit groupe, majoritairement des couples, tous venus pour une traversée ferroviaire de l’Afrique australe vers l’Est. Le voyage dure seize nuits et relie Cape Town à Dar es Salaam, sur plus de 5 500 kilomètres de voie. Le train quitte la ville sans annonce. Le mouvement est d’abord imperceptible, puis les quais s’éloignent. Les vignobles du Cap défilent. Très vite, chacun trouve sa place. Certains restent à l’arrière, d’autres gagnent leur suite, un verre de vin sud-africain à la main.
À PETITE VITESSE À TRAVERS L’AFRIQUE
Les matinées trouvent rapidement leur cadence. Le petit-déjeuner arrive en cabine, sur un plateau discret : thé ou café, pain, fruits, porcelaine fine. On mange au lit, rideaux entrouverts, pendant que le paysage défile sans commentaire. Il n’y a pas d’horaire strict. Le train avance, cela suffit. À l’heure où le continent se parcourt surtout par les airs, le temps à bord s’étire. La journée se déroule sans programme imposé : quelques parties de cartes dans le salon, des passages vers la voiture d’observation, des échanges brefs avec l’équipage.
À la demande, certains racontent une ligne, une région, un arrêt à venir. Rien n’est récité, rien n’est scénarisé.
On adore l’Afrique par les rails pour…

Depuis le balcon arrière, l’Afrique se donne sans mise en scène. Des vignobles du Cap aux terres rouges de Tanzanie, tout se joue à hauteur de regard. Pas de filtre, pas d’accélération. Juste la ligne de chemin de fer et ce qui l’entoure.

Un plateau posé sur les draps, la porcelaine encore tiède, le thé qui fume doucement. Les rideaux entrouverts laissent passer la lumière du matin. Le paysage défile sans se presser. La journée peut commencer ainsi.

Les premiers jours traversent le Karoo, vaste et minéral, avant une halte à Matjiesfontein, village ferroviaire figé dans le temps. Plus au nord, arrêt à Kimberley pour la visite du Big Hole, lecture directe de l’histoire minière sud-africaine, puis progression vers Pretoria, point d’articulation du voyage. Une courte visite replace la capitale dans son rôle ferroviaire et politique. Le train est ravitaillé. L’équipage se relaie. Le rythme, lui, ne change pas.

Le train traverse le Limpopo, le Botswana, puis le Zimbabwe. À Victoria Falls, on s’arrête. Le regard se heurte à la masse d’eau et de vapeur, continue, presque opaque. Le bruit envahit l’espace. En Zambie, une marche courte mène aux chutes de Chishimba. L’eau apparaît sans détour, au cœur de la végétation. Plus loin, depuis le pont de Kafue, la rivière s’étire largement en contrebas. Trois points de vue distincts. Une même impression de force et d’échelle.

Dans le parc national de Nyerere, l’observation se fait à distance respectueuse. Les animaux apparaissent puis disparaissent. Rien n’est provoqué. Le silence fait partie de l’expérience.
De Cape Town à Dar es Salaam
La sélection Weisse
Les voitures-lits restaurées accueillent des Royal Suites d’environ 16 m², chacune occupant la moitié d’un wagon. Boiseries, salon privé, salle de bain avec baignoire victorienne, douche séparée, lit double ou jumeaux. Le train devient un décor familier. Les gestes se répètent sans lasser. Les paysages défilent comme des plans longs. Peu à peu, on cesse de compter les jours.
Posé face aux chutes, l’hôtel conserve une élégance d’un autre temps. Vérandas ouvertes, jardins soignés, lignes classiques. On y arrive pour la nuit, on y reste pour la vue. La vapeur monte au loin, le bruit de l’eau traverse l’air. Le lieu n’en fait pas trop. Il sert de pause, de seuil, avant de reprendre la route.











L’histoire
“Le voyage ne laisse pas une scène dominante, mais une suite d’instants : des petits-déjeuners face à la voie, des heures passées debout sur le balcon, des kilomètres absorbés sans hâte. À bord du Rovos Rail, l’Afrique ne se résume pas. Elle se traverse, à son rythme.”
— Olivier Weisse
Localisation
Envie de traverser l’Afrique autrement, sans la réduire à une succession d’étapes? Avec Weisse Voyages, le voyage se pense dans le rythme, la justesse et l’attention portée aux détails. Laissez le train avancer. Nous nous occupons du reste.