Emmène-moi... Jusqu’au cercle Arctique
À peine arrivés à Tromsø, nous embarquons déjà à bord de l’Aqua Lares, cap vers le Cercle Polaire. Sur le pont, le vent coupe le souffle et la lumière, elle ne s’éteint jamais. À cette latitude, le soleil tourne en rond sans jamais disparaître, le jour devient un état d’esprit.
LA LUMIÈRE NOUS TIENT ÉVEILLÉS
ci, le temps cesse de se contracter. Il s’étire, il flotte, il s’installe. La lumière ne marque plus les heures, elle accompagne chaque geste. On apprend à marcher plus lentement, à regarder plus longtemps. Le silence n’est jamais vide. Il est peuplé de souffles, de craquements lointains, de présences invisibles. Le nord ne se traverse pas. Il se laisse approcher. Chaque journée devient une variation subtile autour du même motif, l’eau, la glace, le ciel.
Et peu à peu, quelque chose se décante à l’intérieur. Le monde ralentit.
Et nous avec lui.
On adore le cercle arctique pour :

Les falaises surgissent sans annonce. La mer semble immobile mais tout circule. L’œil glisse le long des parois sombres, s’attarde sur une cascade, une anfractuosité, un reflet. Naviguer ici, c’est accepter de ne pas chercher de destination.

Macareux en rase mer, phoques étendus sur la glace, silhouettes lointaines sur la banquise. Rien ne se donne immédiatement. Il faut attendre, scruter, partager les jumelles. La récompense arrive toujours sans bruit.

À Gravneset ou Smeerenburg, le sol garde la mémoire. Des croix en bois, des vestiges à peine visibles, des histoires suspendues. Le vent passe. Le reste appartient au silence.

En kayak ou sur une planche, l’eau devient dense. Les mouvements sont mesurés, précis. La glace est proche, presque trop. Puis un souffle, un corps clair dans l’eau sombre.

La surface se plisse, puis un dos clair apparaît. Le béluga remonte lentement, respire, observe. Sa peau blanche capte la lumière, presque translucide sous l’eau sombre. Il reste là, quelques secondes, sans crainte. Puis disparaît comme il est venu. Rien à photographier vraiment. Juste une présence à garder en soi.
La sélection Weisse
À bord de l’Aqua Lares, tout respire la sobriété et la matière. Le bois blond, le cuir patiné, les textiles Dedar et la céramique artisanale composent un décor à la fois brut et raffiné. Quinze cabines seulement, baignées de lumière, et sur le pont, un jacuzzi extérieur d’où l’on regarde la mer fumer sous le froid. Ici, le luxe se mesure à la chaleur du bois, au silence du moteur, à la façon dont le navire se fond dans le paysage arctique.






L’histoire
“Nous sommes arrivés au Cercle Polaire comme on entre dans un territoire qui impose d’emblée sa loi. La vie apparaît par touches, un souffle à la surface, une silhouette blanche sur la neige, une présence furtive qui disparaît aussitôt.
Nous avons avancé lentement, sur l’eau, à terre, parfois simplement immobiles, guidés par cette tension discrète qui relie la mer, la glace et le ciel.
Tout est chargé d’une densité particulière, difficile à traduire, impossible à figer. Et lorsque vient le moment de partir, le nord ne se referme pas. Il reste là, en suspens, comme un récit ouvert auquel on sait déjà que l’on reviendra.”
— Olivier Weisse
Localisation
Envie d’explorer le Cercle Polaire autrement ?
Weisse s’occupe de chaque détail. À vous d’accepter le froid, la lumière qui ne s’éteint pas, et cette sensation rare d’être pleinement présent.
Et si c’était le moment de partir ?